Les atomiseurs reconstructibles
Vous êtes passés à la vape depuis un moment ? Félicitations !
-vous n’êtes peut-être pas complètement satisfait de votre matériel
-vous désirez économiser sur les résistances qui peuvent coûter chères
-tout simplement vous avez l’âme bricoleur et vous désirez tenter l’expérience.
Voilà quelques raisons de faire le grand pas et de découvrir le monde des atomiseurs reconstructibles !
Si ce sont réellement vos premiers pas dans cet univers, sachez que les progrès réalisés par les fabricants depuis ces dernières années ont permis de restreindre la différence qu’il pouvait exister entre les clearomiseurs (réservoirs avec des résistance toutes faites) performants et les vrais reconstructibles.
Je parle bien sûr de rendu de saveurs, de quantité de vapeur, etc…
Mais les atomiseurs reconstructibles garderont toujours l’avantage d’être personnalisables à souhait, ce que ne pourront jamais proposer les résistances toutes faites.
Cela restera la grande force de ce type de matériel qui s’adaptera parfaitement après un peu de maîtrise technique, à la vape de chacun. Un atomiseur reconstructible pourra en effet avoir des rendus totalement différents selon le montage que vous choisissez.
C’est un gros avantage des atomiseurs reconstructibles qui peuvent évoluer sur du long terme en modifiant parfois le fil, parfois le coton sans parler des nombreux types de montages que vous pouvez tester. Cela peut paraître infini et donc faire peur mais rassurez-vous cela n’a rien de sorcier, il suffit de commencer par la base et progresser tranquillement.
Bien sûr selon que vous ayez l’habitude de vaper avec tel ou tel clearomiseur, il faudra choisir un reconstructible correspondant à votre vape mais ce n’est pas le plus difficile.
Atomiseurs conseillés :
-un dripper en mono coil (une seule résistance) est un excellent début car facile à monter.
-un top coil en mono coil (la résistance se trouve au-dessus du réservoir) reste relativement facile.
-les bottom coil mono coil (résistance en bas du réservoir) peuvent être plus capricieux, notamment en ce qui concerne le cotonnage mais beaucoup d’atomiseurs reconstructibles ont facilité cette tâche.
Au niveau coût bien sûr, le match est complètement inégal, au niveau consommable. Si vous ajouter un fil de kanthal, un peu de coton et quelques outils, vous voilà armé pour tenir un sacré bout de temps, ce qui ne sera pas le cas de résistances toutes faites. Le coût de fonctionnement d’un reconstructible est réellement dérisoire.
Consommables conseillés :
- fil khantal en 0,4 mm
- cotton kendo ou bacon
– un jig (pour former son coil à un diamètre défini)
–pince coupante
– pince ceramique(pour ajuster son coil chaud)
Dernier plaisir de ce type de matériel, faire son petit bricoleur. Installer son coil (sa résistance), monter son coton, bref prendre plein de place sur sa table basse, sortir son petit matériel dernier cri, et une fois que tout est installé, vaper cette bouffée qui sera forcément inoubliable.
Voici quelques conseils pour faire vos premiers montages sur atomiseurs reconstructibles
1-Faire une résistance n’est finalement pas très difficile, entourer un fil le plus régulièrement possible autour d’un axe ne représente pas une réelle difficulté. Vous avez toujours la possibilité d’acheter des coils déjà formés.
Un diamètre de 2 ou 2,5 mm pour les coils est une bonne base, 5 tours sont aussi une bonne moyenne. Ce ne sont bien sûr que des valeurs moyennes.
Lorsque votre résistance est installée, il faut s’assurer que vos vis soient bien serrées, le coil ne doit absolument pas bouger. Toujours installer sa résistance avec un axe à l’intérieur (un tournevis par exemple) pour éviter la déformation de celui-ci.
2-Avant de continuer, faites chauffer légèrement le coil (on pense à enlever le tournevis tout de même) et regardez où le rougeoiement apparaît. Il est fréquent que celui-ci n’apparaisse pas au centre au départ. Refaites chauffer celui-ci, si c’est toujours le cas, le resserrer avec votre pince (une simple pression suffit) et refaites chauffer jusqu’à obtenir une chauffe progressive du centre vers l’extérieur. Contrôler toujours la valeur de votre résistance (valeur en ohm).
3-Le plus important pour moi et ce qui nécessitera le plus d’attention est la mise en place du coton.
Le coton devra impérativement toucher la totalité de votre coil et il ne devra pas être trop tasser pour permettre une bonne remontée de liquide.
Pour se faire, la quantité de coton sera déterminante.
Pour juger si la quantité est satisfaisante, c’est malheureusement une question de ressenti. Rassurez-vous cela s’acquiert très vite. Lorsque vous enfilez votre coton dans la résistance, le coton qui est souvent en pointe pour entrer facilement (on le roule entre les doigts) va progressivement opposer une résistance, c’est cette résistance qu’il va falloir juger.
-S’il n’y a aucune résistance, vous n’avez pas assez de coton.
-Si la résistance devient trop importante pouvant provoquer la déformation des pattes du coil, vous avez trop de coton.
-L’idéal étant d’être à la limite de la déformation, vous pouvez alors faire quelques allers/retours avec votre coton pour l’aérer légèrement et on n’y touche plus.
Lors de votre premier montage, n’hésitez pas à gâcher du coton pour sentir cette différence.
4-Il ne vous reste plus qu’à couper les pattes de coton à la taille nécessaire (chaque atomiseur reconstructible est différent), on les place à l’endroit désiré sans trop les martyriser, on imbibe bien le tout avec son liquide préféré et c’est du bonheur !
Le reconstructible n’est clairement pas une obligation, mais une fois bien assimilé, le rendu peut s’avérer impressionnant.
On apprécie de changer de coton régulièrement pour un coût ridicule, chaque liquide est alors réellement apprécié à sa juste valeur.
Des montages différents permettent d’affiner sa vape avec le même matériel.
Le monde du reconstructible s’offre à vous.
C’est réellement une belle possibilité offerte par la vape.
Bon nuage à vous