Le Mois sans tabac en chiffres !
Lancé en 2016, le Mois sans tabac ne cesse d’accroître son nombre de participants. Cette 4ème édition annonce une mobilisation encore plus importante que les années précédentes. En 2018, cette initiative a rassemblé près de 242 579 participants soit une hausse de 54% par rapport à 2017. Cette opération comptabilise 580 982 participants depuis son lancement en 2016.
Tabac-info-service recense à ce jour près de 110 000 inscriptions en seulement quelques semaines et les chiffres vont continuer de grimper. Des débuts encourageants lorsque l’on sait que le tabac est la première cause de mortalité en France. Rappelons que le tabagisme tue 75 000 personnes par an et est la première cause de cancer (évitable) en France.
Mois sans tabac : Quelle place pour la vape ?
Tabac-Info-Service classe la ecigarette dans la catégorie « stratégie existante pour arrêter de fumer » suite aux derniers travaux du Haut Conseil de la Santé Publique. La vapoteuse est considérée comme un premier pas vers la diminution voire l’arrêt du tabagisme.
Rappelons que la crise qui a touché le monde de la vape le mois dernier est exclusivement liée à l’usage d’huile de THC et de vitamine E. Ce scandale sanitaire ne concerne en aucun cas les produits de vapotage et les eliquides contenants de la nicotine. En France, les eliquides sont testés et vérifiés avant toute commercialisation pour répondre aux normes AFNOR.
Malgré un rapport de l’OMS fumant concernant la cigarette électronique, certains professionnels restent positifs. Le tabacologue Bertrand Dautzenberg considère la ecigarette comme un bon moyen d’arrêter de fumer : "Je la conseille en compléments des traitements médicamenteux et cela fonctionne. Si beaucoup de patients abandonnent les médicaments, une majorité continuent à vapoter. C’est solution de substitution qui leur convient mieux."
La cigarette électronique, un premier pas vers l’arrêt du tabac !
Le livret d’explication compris dans le kit d’aide à l’arrêt du tabac fait mention de la vapoteuse. « La cigarette électronique peut constituer une première étape vers un arrêt complet du tabac. » La brochure précise que la ecigarette peut agir sur les trois dépendances liées au tabagisme :
- La dépendance physique. Grâce à la nicotine contenue dans les eliquides, le manque physique pourra être compensé. Plusieurs taux de nicotine existent et une multitude de saveurs sont aujourd’hui disponibles pour satisfaire un maximum de vapoteurs.
- La dépendance comportementale. Porter une cigarette à sa bouche pour en extraire une bouffée peut constituer un manque chez les fumeurs. Le vapotage reproduit exactement le même mouvement et permet ainsi de conserver la même gestuelle.
- La dépendance psychologique. La cigarette est pour certain une source de plaisir et pour d’autres un anxiolytique. Cette dépendance est liée aux effets psychoactifs que la nicotine apporte à l’organisme. La cigarette électronique permet d’apporter ce même plaisir et ainsi combler ce manque.