Interdiction de la vente en ligne de la vape : un plan social déguisé

Interdiction de la vente en ligne de la vape : un plan social déguisé

Catégories : Actualité
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Derrière l’article 23 du Projet de Loi de Finances 2026 se cache une réalité brutale : l’organisation assumée d’un plan social massif visant un secteur entier de l’économie française. Un secteur innovant, structuré, créateur d’emplois et pourtant directement lié à la santé publique : la filière française de la vape.

En assimilant les produits du vapotage aux produits du tabac, le texte ne se limite pas à instaurer une nouvelle accise injustifiée sur l’outil de sevrage tabagique le plus utilisé en France. Il programme méthodiquement la disparition de toute la filière française du e-commerce de la vape.

Une interdiction aux conséquences humaines et sanitaires majeures

L’interdiction de la vente en ligne ne serait pas une mesure symbolique. Elle signifierait, très concrètement, la disparition de dizaines d’entreprises, la suppression de près de 4 000 emplois et le retour forcé de centaines de milliers de vapoteurs vers les circuits du tabac… voire vers le tabagisme lui-même.

Il s’agirait d’un plan social d’une ampleur inédite dans l’écosystème de la French Tech, décidé sans débat de fond et sans concertation avec les acteurs concernés.

Une filière bâtie par des entrepreneurs français

Les signataires de cette prise de position sont les entrepreneurs et entrepreneuses qui ont construit, à partir de rien, la filière française du e-commerce de la vape. Année après année, ils ont développé un écosystème performant, responsable et reconnu, permettant aujourd’hui à près de 4 millions d’utilisateurs d’accéder à la principale solution de sevrage tabagique en France.

L’article 23 viendrait mettre un terme brutal à cette aventure entrepreneuriale et au service rendu aux fumeurs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la vente en ligne représente entre 25 et 30 % du chiffre d’affaires total de la filière indépendante de la vape, soit :

  • plus de 200 entreprises, majoritairement des TPE et PME ;

  • environ 3 000 emplois directs (logistique, préparation de commandes, service client, développement web, SAV) ;

  • près de 1 000 emplois indirects ;

  • 480 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel ;

  • 96 millions d’euros de TVA reversés chaque année à l’État.

Adopter l’article 23 en l’état reviendrait à provoquer sciemment le plus grand plan de licenciements de la French Tech de ces dix dernières années.

La vente en ligne, pilier de la réduction des risques

Si le e-commerce est vital pour la vape, ce n’est pas par confort économique, mais parce qu’il joue un rôle central dans les parcours d’arrêt du tabac.

Pour des millions de fumeurs vivant en zones rurales, dans des déserts commerciaux ou sanitaires, ou pour les personnes à mobilité réduite, Internet est souvent le seul moyen d’accéder à une offre complète et adaptée de produits de substitution. Interdire la vente en ligne créerait une rupture majeure d’égalité, à la fois géographique et sanitaire.

Arrêter de fumer est un processus complexe. Les sites de vape ne sont pas de simples plateformes marchandes. Ils proposent des contenus pédagogiques, des guides, des comparatifs, des tutoriels. Leurs services clients, basés en France, sont composés de conseillers formés, souvent d’anciens fumeurs, qui accompagnent quotidiennement les utilisateurs par téléphone, chat ou email. Cet accompagnement humain est un facteur clé de réussite du sevrage tabagique.

Le sacrifice de l’innovation française

En s’attaquant à la vente en ligne de la vape, le gouvernement ne commet pas seulement une erreur de santé publique. Il fait le choix de sacrifier des PME innovantes, agiles, créatrices d’emplois, et souvent pionnières du e-commerce français.

Le signal envoyé aux entrepreneurs est désastreux : en France, l’innovation est tolérée tant qu’elle ne remet pas en cause des rentes établies. Le gouvernement affirme lutter contre le tabagisme, mais s’en prend à l’outil qui le combat le plus efficacement. Il prétend soutenir l’économie et la modernisation, tout en détruisant l’un de ses secteurs les plus dynamiques.

Un appel solennel aux parlementaires

Nous appelons solennellement les députés et les sénateurs à mesurer l’ampleur du désastre que représenterait l’adoption de l’article 23 en l’état. La vape doit être retirée intégralement de ce dispositif.

Ne laissez pas une loi de finances devenir le cimetière de milliers d’emplois français.
Ne faites pas obstacle à la santé publique.
Ne tuez pas la vape.

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