Au cœur du débat : la révision de la directive européenne sur les accises appliquées aux produits du tabac et assimilés.
? Une proposition portée par la Commission européenne
En juillet 2025, la
Commission européenne
a présenté une réforme de la fiscalité des produits du tabac.
Le projet prévoit :
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Une hausse des taxes sur les cigarettes classiques
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L’introduction d’une taxation sur :
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Les produits du vapotage
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Le tabac chauffé
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Les sachets de nicotine
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Cette initiative a suscité des réactions contrastées parmi les États membres.
Certains gouvernements contestent le principe même de taxer des alternatives considérées comme moins nocives et utiles au sevrage tabagique. D’autres critiquent la centralisation des recettes fiscales au niveau européen.
La ministre suédoise des Finances avait notamment déclaré que chaque pays devrait pouvoir taxer les produits en fonction de leur dangerosité relative, et que les recettes devraient bénéficier aux États membres plutôt qu’aux institutions européennes.
? Des négociations toujours instables
Plus de six mois après la proposition initiale, les discussions restent animées.
Depuis janvier, Chypre, qui assure la présidence du Conseil de l’UE, a formulé plusieurs compromis successifs :
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Proposition initiale : taxe réduite de moitié
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Proposition suivante : 20 centimes par millilitre d’e-liquide
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Nouvelle version récente : 30 centimes par millilitre
Ces ajustements successifs illustrent la difficulté à trouver un consensus entre les États membres.
?? La Suède, symbole d’une stratégie alternative
La Suède est souvent citée comme un exemple en matière de réduction du tabagisme. Son taux de prévalence tabagique figure parmi les plus bas au monde, en partie grâce à une approche favorisant les alternatives nicotinées à risque réduit.
C’est dans ce contexte que plusieurs associations européennes ont adressé une lettre au gouvernement suédois, l’exhortant à :
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Rejeter le compromis actuel
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Opposer son veto si nécessaire
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Défendre une taxation proportionnelle au niveau de risque
Les signataires estiment que la proposition actuelle privilégie la collecte de recettes fiscales au détriment de la santé publique.
⚖️ Un débat entre fiscalité et santé publique
Selon les associations, une taxation trop élevée des produits de vapotage pourrait :
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Réduire l’incitation des fumeurs à se tourner vers des alternatives moins nocives
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Freiner les stratégies nationales de réduction des risques
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Uniformiser les politiques fiscales au détriment des spécificités nationales
Elles dénoncent également une harmonisation européenne qui contraindrait la Suède à augmenter les prix de produits qu’elle considère comme essentiels dans sa stratégie de santé publique.
?️ Prochaine étape : les discussions du 25 février
Les débats sur la dernière proposition chypriote doivent débuter le 25 février.
La position de la Suède pourrait peser lourd dans les négociations, notamment si elle décide de contester formellement le texte.
? À retenir
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L’UE discute d’une nouvelle taxation sur le vapotage
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Plusieurs versions du compromis ont déjà circulé
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Des associations appellent la Suède à opposer son veto
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Le débat oppose logique fiscale et stratégie de réduction des risques
Le dossier reste ouvert, et l’issue dépendra des équilibres politiques entre États membres. La décision finale pourrait redéfinir durablement la fiscalité des produits nicotinés en Europe.