
Changer son coton : fréquence et conditions
Tous les professionnels de la vape vous diront qu’il faut changer le coton pour votre résistance reconstructible lorsque l’on a un goût de brûlé. Mais est-ce la seule raison pour le changer ? Quelle est la bonne fréquence ? Y en a t'il une d’ailleurs ? Quels sont les paramètres qui entrent en jeu ? Nous allons essayer d’y voir un peu plus clair dans ce monde de fluides…
Parlons un peu de coton et de son histoire
D’après notre ami Wikipédia,
Le cotonnier sauvage (« coton pérenne ») vit une dizaine d'années et peut mesurer jusqu'à dix mètres.
En culture, on limite sa taille à un ou deux mètres pour faciliter le ramassage du coton et il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle. À la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales, sans odeur notable. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanche et soyeuses pouvant mesurer entre deux et cinq centimètres de long selon les variétés. On en extrait les fibres, qui sont utilisées notamment pour produire des étoffes.
Dans notre cas, à l’apparition du montage micro-coil vers 2013, nous sommes passés du Demak’Up aux cotons conçus pour la vape. Hé oui, les fabricants n’ont pas tout de suite proposés des cotons vape, ils voulaient être certains que cette mode du micro-coil n’allait pas s'arrêter brutalement ! Il aura donc fallu attendre un peu pour enfin trouver du coton cardé spécial vape, un coton non traité, mais avec pas mal d’impuretés et un goût parasite, puis du coton japonais, de la fibre française Fiber Freaks qui n’existe plus et le fameux Coton Bacon fabriqué aux USA.
A noter que Fiber Freaks, qui est une marque française comme son nom ne l'indique pas, est remplacé par le Fiber N'cotton qui est lui aussi réputé et apprécié par les connaisseurs.
Mais nous avons le choix maintenant au niveau des marques : Muji, Bacon, Hook, Kendo, Kylin, King, etc. Chaque vapoteur préférera une marque ou une autre, je n’ai pas constaté de réelles différences au niveau de goût ou de l'absorption de liquide, mais juste un feeling pour une sorte de fibres.
Le toucher est important pour moi, j’aime le coton comme les grosses boules de couleur que l’on trouve dans les bocaux des salles de bain et c’est pour cette raison que je préfère le coton Bacon USA et non pas les fibres comme le coton japonais ou l’ancienne fiber.
Un coil prêt à l'utilisation
Mais revenons à nos atomiseurs et notamment aux coils. Vous vous demandez sûrement tout d’abord quel coton choisir ? Je dirais peu importe, ils fonctionnent tous et permettent de faire monter le e liquide dans les spires du coil, qu’elles soient espacées ou non. Les capillarités de chacun sont presque toutes identiques.
Un coil en fin de carrière
Comment savoir si on doit changer le coton?
Plusieurs facteurs interviennent pour nous donner cette information.
Tout d’abord le type de e liquide qu’on utilise.
Plus il sera sucré ou chargé en arômes et fort en VG, plus il faudra le changer rapidement. Le coton va absorber tous les composants, à chaque appui sur le switch on lui demande d’alimenter le coil. Plusieurs dizaines, voir de centaines de fois par jour... Vous vous imaginez ? Pauvre coton ! Et la VG dans tout ça ? Elle est visqueuse, normale, c’est de la glycérine et le coton doit l’absorber, la faire remonter ce qui n’est pas évident. De plus, le sucre va se cristalliser sur le coil et dans les fibres.
Deux coils en fin de carrière
L’autre déclencheur qui va nous avertir qu’il est temps de changer le coton, est le changement de goût du e liquide. Un goût de caramel brûlé, c’est facile à reconnaître, mais cela peut être moins évident et juste changer partiellement les saveurs. À vous de juger, quelques fois l’on, se dit que ce n'est pas grave, que ça va passer, car on n’a pas envie de bricoler. De toute façon, il y aura un moment où on ne pourra plus tirer une bouffée sans avoir un goût horrible, donc plus de question à se poser, il faut s’y mettre !
Un coil à nettoyer et une fibre à changer. Observez les résidus d'arômes sur la mèche
Le dernier paramètre à prendre en compte, est la fuite de l’atomiseur ou le suintement sur les arrivées d’air. En effet, lorsque l’atomiseur devient poisseux, ce qui m’arrive régulièrement avec le Wasp Nano, c’est que le coton est saturé et n’est donc plus capable d’absorber tout le liquide. On a fréquemment aussi du liquide qui sort par les airflows et on est tout le temps obligé de sortir de l’essuie-tout pour ne pas s’en mettre plein les mains.
Dans ces cas-là, il suffit donc de remplacer le coton et aussi de vérifier l’état de son coil qui peut être gunké.
N'abusez pas trop du "burn" pour nettoyer les coils
Pour en finir avec le remplacement et nettoyage, vous pouvez aussi remettre à neuf votre coil en pratiquant un dry burn, technique qui consiste à chauffer le Kanthal à nu quelques secondes pour enlever tous les dépôts de jus qui se sont cristallisés dessus. À pratiquer de temps en temps, mais il faudra un moment ou un autre changer la résistance. Il n’y a pas de fréquence pour changer le Kanthal, à vous de vérifier son aspect à chaque nouveau coton. Disons 1 fois chaque mois ou tous les 2 mois serait raisonnable.