Le chercheur clinicien à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa spécialisé dans l’abandon du tabac, Andrew Pipe, estime que la politique néo-zélandaise mérite une attention particulière de la part de Santé Canada et du ministre de la Santé mentale et des Dépendances.
«C’est un moyen idéal pour empêcher le développement d’une nouvelle génération de dépendants à la nicotine», a-t-il dit. On doit la considérer et regarder cette option très attentivement.»
Il a ajouté que le tabac représente encore aujourd’hui un «fardeau incroyable» pour le système de santé. Andrew Pipe a souligné que la Grande-Bretagne songe à adopter une loi similaire à celle qui était prévue en Nouvelle-Zélande. Selon lui, l’occasion est belle pour Ottawa qui pourrait emboîter le pas.
La loi de la Nouvelle-Zélande avait été saluée par plusieurs États dans le monde. Elle devait interdire à vie la vente de cigarette pour les jeunes nés après 2008. Toutefois, le nouveau premier ministre Christopher Luxon a indiqué que les élus abrogeraient la loi avant son entrée en vigueur.
Le docteur Pipe est d’avis que le projet des Néo-Zélandais est une façon pragmatique de faire la différence.
Une médecin-hygiéniste d’Ottawa, Vera Etches, a commenté en novembre dernier la Loi fédérale sur le tabac et les produits de vapotage. Elle a également soutenu que le gouvernement devrait s’inspirer de la Nouvelle-Zélande.
De son côté, l’analyste politique principal à la Société canadienne du cancer, Rob Cunningham, soutient la politique néo-zélandaise. Il a rappelé que la majorité des Canadiens qui fument ont commencé lorsqu’ils étaient préadolescents ou adolescents.